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Félix Blume
Originaire du sud de la France, Felix BLUME commence par étudier le son à Toulouse en BTS, avant de venir à Bruxelles à l’INSAS, toujours dans l’option SON. Il s’intéresse alors de plus en plus au fil documentaire, d’abord à la prise de son, puis récemment à la réalisation. Ce film « Tempo da recolleita » est son premier film en tant que réalisateur. Il avait auparavant fait la prise de son de plusieurs documentaires dont notamment : « El puesto de rolito » (Terre de Feu, Argentine) - 2008 « La voie Peule » (Mali) – 2006
Emilie Cantagrel
Née en 1979 à Albi, son parcours est d’abord consacré à la danse en tant qu’artiste chorégraphique et professeur de danse classique. La reconversion prématurée suite à une blessure l’amène à Marseille en 2005 pour y faire une licence en médiation culturelle de l’Art, suite à laquelle elle travaille comme chargée de diffusion et de communication pour des structures culturelles musicales et théâtrales. En parallèle, dès 2006, la rencontre avec les cultures populaires du sud de l’Italie et son intérêt pour sa culture d’origine (occitane), orientent son parcours professionnel. Elle multiplie les séjours en Italie du Sud pour danser, s’initier à ces musiques et approfondir la connaissance de ces traditions et de leurs origines. Elle est peu à peu sollicitée par des artistes de ces régions pour les assister dans la transmission de ces danses lors de stages tels que Les Suds à Arles, La croisée des cultures, aux Ateliers d’ethnomusicologie de Genève, ou lors d’interventions dans des collèges à Marseille. Découvrant la pratique de la photographie, elle y trouve un moyen de raconter sensiblement, donner à voir des émotions et faire partager les siennes. Elle a réalisé une exposition sur les cercles de danse dans les célébrations traditionnelles et autres fêtes populaires de la région de Naples et de Calabre néridionale.
Colibris, mouvement pour la terre et l’humanisme
Colibris tire son nom d'une légende amérindienne : Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit :
« Je le sais, mais je fais ma part. »
Colibris, mouvement pour la Terre et l'Humanisme a été créé en juin 2006, suite à la décision de Pierre Rabhi de ne pas se représenter à la candidature aux élections présidentielles. Jugeant que la politique dans sa forme actuelle ne pouvait répondre efficacement aux crises fondamentales que nous rencontrons, il a préféré donner naissance à une organisation citoyenne dont l'objectif est de mettre en œuvre une politique en acte. Il ne s’agit pas pour le mouvement de remettre en question le bien-fondé de la représentation politique, mais de l’assortir d’un engagement pratique et éclairé de chaque citoyen.
Cris écrits
Depuis sa création en 2002, l’association Cris Écrits œuvre avec conviction dans les champs culturel et social, et plus particulièrement dans les domaines de l’écriture, de la lecture et du livre. Ses deux activités principales sont : l’animation d’ateliers d’écriture auprès de différentes structures et la publication d’ouvrages accompagnés d’exposition sur différentes problématiques sociales et culturelles.
Cris écrits a déjà publié : « Doléances et autres mots » - Textes et propos recueillis : Nora Mekmouche et Nouma Bordj - Photographies : Nouma Bordj « Les Elles de l’Islam bleu » - Nora Mekmouche (textes et propos recueillis), Catherine Meyer (Photographies), Samiha Driss (Dessins) « Mémoires des Créneaux - Chroniques d’une démolition annoncée » - Zoubida Djellouli et Sabrina Hout avec des dessins de Samiha Driss et une postface de Christine Breton « Portraits d’un oubli - Le bidonville de Lorette » - Textes et propos recueillis par Nora Mekmouche, Dessins de Samira Driss « Sur le chemin de la Madrague Ville - De pas à pas, de mots à mots… » - Nora Mekmouche (textes et propos recueillis) et Kamel Khélif (dessins)
Samiha Driss
Née à Chambéry (Savoie) en 1971, Samiha Driss est diplômée de l’école des Arts Décoratifs de Genève. Elle décide de s’installer à Paris après avoir effectué un stage chez une styliste et artiste norvégienne, Pia Myrvold. Elle y rencontre Katarina Gronmyr modéliste aventurière et c’est ainsi qu’elle considère commencer son apprentissage dans le milieu de la mode et de la création. Samiha sent qu'elle apprend des choses : montage, démontage d'une collection, transfert d'image sur tissu, etc. Cet environnement professionnel deviendra une source d'inspiration incommensurable. Son travail artistique connaît petit à petit un éclairage certain à la lumière de toutes ces rencontres, rencontre avec des personnes, mais aussi avec des choses, des matières, des techniques, des formes. La couture sur papier comme motif, comme lien. En filigrane, elle découvre le livre, et surtout l'illustration du livre, une sorte de réécriture du texte. Si cela est encore à l'état embryonnaire, cela ouvre cependant une autre perspective. Tout semble au stade d'ébauche. Inconsciemment, cela se fait. Cela se réfléchit. Paris déborde de matières. Les séries naissent du support et de la surface : papier vietnamien, simples cahiers, bois. Le recyclage et la transformation deviennent une démarche systématique. La découverte n'est plus un moment, une période, mais un continuum, une infinitude, c'est peut-être cela l'art, une perpétuelle suite de choses incertaines, une recherche, et des rencontres. Paris : paysage humain, transhumance de bêtes à deux pattes frénétiques, sans arrêt en mouvement. Le dessin s'affirme. Les personnages sont de plus en plus présents. Les paysages également. Espaces urbains, espaces humains : le métro, les rues, la marche, les errances périodiques, les chemins de traverses, comme autant de désirs de s'approprier un territoire. Le territoire urbain de Paris où elle apprend à errer nonchalamment comme une genevoise, comme une fille de Chambéry qui n'est pas si loin de la Suisse finalement. Elle sillonne la capitale comme une parisienne, mais pas au même rythme. Elle a le sien et le garde pour mieux voir les gens et les choses qui l'entourent. C'est une plasticienne, une artiste qui observe, scrute pour mieux éprouver. Période triptyque : colocation d'appartements à trois. L'art et la vie sont liés, entremêlés. Aujourd'hui Samiha Driss vit et continue de travailler à Paris comme illustratrice et artiste plasticienne.
Ethno-Savannah
Ethno-Savannah est avant tout un laboratoire où s’exerce l’expérience de la convivialité avec l’autre, un exercice de rencontre dont l’esprit et la parité, où s’exprime le désir d’un enrichissement mutuel et réciproque. Ses actions s’articulent entre Culture (rencontres, créations, actions artistiques, connaissance de nos mondes respectifs) et Agriculture (dans le but de contribuer au maintien de la culture et de l’indépendance de nos amis Maasaï par une agriculture raisonnée). Le but des Rencontres des Peuples Indigènes est d’offrir à ces peuples la possibilité de se rencontrer et de leur laisser la parole : les écouter parler de leurs sagesses ancestrales, de leur sens profond de la spiritualité, de leur relation avec la nature. Ils ont beaucoup à nous enseigner en terme de sagesse, de respect de la terre et de solidarité humaine.
Marie Fouillet / Compagnie Pachamama
Marie Fouillet a été élève d’Antoine Vitez au Conservatoire Supérieur d’Art Dramatique 1972 à 1975, elle est comédienne, conteuse et chanteuse (mezzo-soprano). Elle passe une dizaine d’année à Paris où elle travaille avec différents metteurs en scène. De retour à Marseille, elle crée en 1982 la section d’Art Dramatique au Conservatoire de La Ciotat. Parallèlement elle est l’interprète de différents metteurs en scène. À la manière des Troubarïtz, nourrie de musique arabo-andalouse et de jazz Marie développe une approche singulière liée au « chant improvisé ». Et tout naturellement elle en vient au conte, qu’elle agrémente et ponctue de ses chants. En 2000, Marie crée la Compagnie PACHAMAMA dans le 13e arr. de Marseille. Elle réunit autour d’elle des artistes de différentes disciplines, qui comme elle se questionnent sur la place de l’artiste aujourd’hui dans notre monde et qui intègrent une conscience écologique et sociale. Pachamama est le nom de la Terre chez les Incas, elle est la Déesse Mère. Par ses actions et ses créations artistiques, la compagnie œuvre pour la prise de conscience par les jeunes et les moins jeunes, des grands enjeux mondiaux contemporains : La Paix, La Non Violence, Le Respect de la Vie et de la Terre Mère. Jusqu’à ce jour elle joue, conte et chante et met en scène…
Andrea Haug
Journaliste et photographe
« Aller donner la parole à celles et à ceux qui tentent d'améliorer chaque jour, à leur façon et avec leurs moyens, notre quotidien et notre rapport à la Terre est ce qui me fait bondir de mon lit chaque matin. » Références : Altermondes ; Ushuaïa Magazine ; Ushuaïa, La Terre et nous ; La Chronique ; Néosapiens ; Metro ; 20 minutes ; La Recherche ; Chasseur d'Images ; PsychoEnfants ; Arborescience ; Balado en Paca ; La Provence, co-réalisation d'un documentaire sur l’impact de la déforestation auprès d’un peuple premier.
Volontariat : reboisement en savane africaine avec l’Unesco, observation de cétacés en mer Méditerranée avec Europe Conservation, suivi entomologique en forêt équatoriale du Gabon (mission Radeau des cimes), suivi d’oiseaux migrateurs en Auvergne avec la Ligue de protection des oiseaux, observation de poissons tropicaux de l'île de la Barbade (Caraïbes).
Voyages : Australie, Burkina Faso, Caraïbes, Chine, Egypte, Etats-Unis, Europe, Gabon, Malaisie, Nouvelle Calédonie, Québec, Singapour.
Johann Haug
Réalisateur, cadreur, régisseur et monteur « Utiliser ma caméra pour mettre en avant vos actions d’entraide ou de préservation de la nature renforce le sens que je donne à ma vie : participer à la construction d’un monde plus juste. Mon adage : il n’y a pas de problèmes, que des solutions ! »
Références : réalisation de "Mad(e) in Squat", moyen-métrage sur les problèmes de logement, réalisation d'un documentaire sonore sur les rapports homme-femme, co-réalisation d'un documentaire sur l’impact de la déforestation auprès d’un peuple premier, participation à différents longs-métrages (Les Films Alain Sarde, Elzevir films, Victoire productions), courts-métrages (Crescendo films), séries télévisées (Marathon production, Telfrance série) et clip vidéo (LN productions).
Volontariat : missions Réduction des risques (RDR) pour Médecins du Monde Paca.
Voyages : Japon, Europe, Niger, Burkina Faso, Malaisie, Singapour.
Irénée Karfaso Domboué
Irénée Karfaso Domboué est burkinabais. Il réside en France depuis plus de vingt ans. Enseignant mais aussi conteur, il offre depuis plusieurs années au public français des bouts de culture africaine, des contes de son terroir burkinabé niché aux confins du pays Bobo, là-bas au pays des hommes intègres.
Joan Pawnee P. et Robert Seven Crows
Joan Pawnee P. est de la Nation Métis/Nipissing, herboriste traditionnelle, mère, grand-mère. Son compagnon de vie, Robert (Bob) Seven-Crows est de la Nation Métis/Mi’kmag, père, grand-père, auteur, compositeur, interprète. Ils vivent en bordure de la forêt sur les berges de la rivière La Lièvre, Québec, Canada. Tous deux interviennent à titre d’ainés au Kumik Elder’s Lodge du Ministère des Affaires Indiennes et du Nord du Canada. Robert intervient dans le milieu carcéral auprès des hommes Amérindiens à titre d’Ainé et de personne de ressources traditionnels. Depuis de nombreuses années, Joan et Robert sillonnent la France. Ils sont intervenus : Au Château de Versailles lors des « Deuxièmes Rencontres de Versailles » sur la question des territoires, Auprès du Ministère Jeunesses et Sports et vie associative dans le cadre de « La réinsertion un autre regard », Dans différents festivals de contes et de musiques, Dans des stages en réinsertion des jeunes à la Maison Louis Guillot, St-Brieux, Dans un colloque sur l’inceste et le viol à Anger a titre d’intervenant de terrain, Aux Gardiens de la Terre, Dans des conférences et ateliers sur la tradition et la médecine des plantes, Dans différents colloques sur l’environnement, …
Pierre Rabhi
Auteur et conférencier, Pierre Rabhi est à la fois paysan, l'un des pionniers de l'agriculture écologique en France, et philosophe. Né dans une oasis du Sud algérien d'un père forgeron, Pierre Rabhi est confié à un couple d'Européens dès son jeune âge. Il reçoit alors une éducation française tout en préservant ses racines. Arrivé en France dans les années 50, ouvrier dans une usine de la capitale, Pierre remet en cause les valeurs de productivisme et de compétition de la modernité et décide de s'installer à la campagne avec sa famille sur une ferme ardéchoise. Après s'être heurté aux pratiques désastreuses de l'agriculture intensive, il se tourne vers des méthodes respectueuses de la nature. Fort de cette réussite, c'est en 1981, au Burkina Faso, qu'il commencera à transmettre son amour de la terre et son savoir-faire agroécologique...
Transmission qu'il n'a cessé de poursuivre aux quatre coins du monde, cherchant à fertiliser les sols désertifiés, à redonner leur autonomie alimentaire aux plus démunis, à promouvoir une réconciliation entre les Hommes et la Terre-Mère et à inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une "sobriété heureuse"... Après avoir initié l'association Terre & Humanisme (anciennement Les Amis de Pierre Rabhi), le mouvement des Oasis en Tous Lieux, le centre de séjour en agroécologie Les Amanins, il lance récemment le Mouvement pour la terre et l'humanisme, une fédération des consciences pour un nouveau projet de société replaçant l'humain et la nature au coeur de nos préoccupations.
Esméralda Romanez
46 ans de voyage à l'ancien (verdine, cheval) avec ses parents et grands parents, puis seule avec ses enfants alors que ses frères et sœurs ont tous choisi les attelages modernes. Un caractère bien trempé. Avec ses fils ainés, elle brave les foudres familiales pour apprendre à lire et à écrire. Elle passe un diplôme d'état d'infirmière et pratique son métier en intérim puisque sa vie c'est le voyage. En 1990, une sclérose en plaque l'oblige à se sédentariser. Elle choisit le petit village des Saintes Maries De la Mer dans les Bouches du Rhône. Hélas, ce village n'a de "gipsyland" que sa renommée mondiale. Elle tient bon cinq ans puis choisit de s'établir sur Arles à 35 kms de là et aujourd'hui, elle a choisi la petite commune du Cannet des Maures dans le Var. Elle monte deux associations. L'une est un coup de gueule : SAMUDARIPEN qui veut dire en langue Romani "Génocide Rrom", l'autre s'appelle l'A.M.I.D.T (association pour la mémoire de l'internement et de la déportation tsigane), association hébergée par la Fondation de la Mémoire de la Déportation à Paris. On lui propose également le poste de Vice Présidente à l'association Saintoise des Gitans et Amis. Elle accepte. En Octobre 2005, elle est élue "Déléguée de France au Forum Européen des droits des Rroms et Gens du voyage". Depuis octobre 2008, elle est Vice Présidente de la Fédération des femmes Kale, Manouches, Romani et Sinté, élue au lobby européen des femmes en octobre 2008. Esméralda est restée simple et lucide. Un beau parcours. Elle dit : « L'enfant détritus que j'étais, puisque nous n'avions que les décharges pour stationner, est devenue femme escarmouche mais surtout pas femme oubli... »
Véra Tür
Directrice de l'école primaire du Parc Bellevue à Marseille, Véra Tür est une maîtresse pas comme les autres. À force de travail et de volonté, elle a fait voyager ses élèves au quatre coins de la planète, à la rencontre des autres enfants. C’est une rencontre avec Brian Akipa qui a tout déclenché en 1994. Indien Lakota, Brian arrive tout droit du Dakota, où il enseigne dans les réserves indiennes. Il chante son pays, joue la musique de son peuple et le courant passe, jusqu’à toucher ces HYPERLINK "http://www.magicmaman.com/03ans/1-3ans/default.asp?rubrique=419"enfants de Marseille qui viennent d’horizons très différents, comme le Maghreb, l’Irak, le Sénégal ou les Commores. Sous l’impulsion de Vera Tür, se construit alors une folle aventure de correspondances échangées entre les enfants des deux écoles pendant presque deux ans, à coup de dessins et d’anglais appris dans un enthousiasme débordant pour aboutir en 1996 à la première véritable aventure concrète : un voyage de 16 jours pour les enfants français dans deux réserves indiennes du Dakota du Sud, alors que certains n’avaient jamais quitté leur cité… Au retour les résultats sont extraordinaires et un livre intitulé « Sur le sentier du Dakota » est édité. Vera Tür, devenue entre temps directrice de son école, n’allait pas s’en tenir à cette première expérience. Convaincue qu’il n’y a pas meilleur terrain que les enfants pour l’échange entre les peuples, elle donne suite aux contacts pris à Genève, avec l’idée de nouer des relations avec cinq peuples représentant les cinq continents. De la Nouvelle-Zélande à l’Afrique du Sud en passant par le Pérou, la Laponie et la Sibérie, les petits Marseillais voyagent…
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